Interview de Cécile ALONZI

Quadruple Championne de France en 2 ans

Championne d’Europe des Clubs !!!

 

Présentation :

Quand on évoque le haut niveau dans le département et en particulier chez les femmes, on cite souvent des noms comme Maugiron, Jouve ou Millet, et très peu de Cécile ALONZI.

Au regard de ces deux dernières années, nous avons tort. Longtemps habituée à des places d’honneur avec le Club de l’Ain, Cécile a su développer son envie de gagner….mais à propos connaissons nous bien cette joueuse de notre département.

A noter que cette interview a été réalisée avant son quatrième titre national.

 

 

1-     Cécile, 3 titres en 2 ans…..ca fait quoi ?

C’est fabuleux… surtout après plusieurs finales des clubs sportifs perdues… ce sont des moments forts qui resteront gravés dans ma mémoire et dans mon cœur. Je remercie tous ceux qui m’ont soutenue : d’ailleurs, les victoires sont  aussi un peu les leurs.

 

 

2-     Si on retourne quelques années en arrière, à quoi ressemblait Cécile LAMOLERE à ses débuts ?

Je jouais pour m’amuser, sans ambition particulière… Entre nous, cela pouvait être énervant pour mes coéquipiers car, que je perde ou que je gagne,  j’étais contente ! Et puis, je me suis prise au jeu, j’ai (enfin !) appris à aimer gagner,  à vouloir me dépasser de plus en plus.

 

 

3-     Dans la famille LAMOLERE, qui pratique le Sport-Boules ?

Mon grand-père Gaston tenait un hôtel restaurant à Martignat, il y avait un clos derrière. Mon père a toujours joué aux boules, et puis il a appris à ma mère. Je me rappelle avoir été très fière le jour où elle est revenue à la maison avec un titre de championne de France en doublette avec Suzanne Locatelli. Mon frère Laurent joue à St Vulbas lui aussi. On pourrait donc former une quadrette ! La famille pour moi, c’est très important. C’est exceptionnel de partager une passion commune.

 

 

4-     Comment es- tu venue à jouer aux boules ? Qui était ton moniteur à tes débuts ?

Mes parents s’occupaient d’un centre de formation des jeunes à Oyonnax, c’est là que j’ai commencé à jouer. Mais ça n’a pas duré longtemps car j’avais d’autres centres d’intérêts, ma passion pour le cheval et la musique que je pratiquais en conservatoire me prenaient beaucoup de temps et d’énergie. Et puis, j’ai eu envie de jouer à nouveau et il a fallu tout réapprendre ou presque.  J’ai recommencé à m’entrainer avec mes amis  Régis Faivre, Marc et Rémi Jacquand. Puis j’ai joué en cadet à Montréal la Cluse avec comme entraineur Pierre Coutty.

 

 

5-     Avec un palmarès comme celui-ci, de quoi rêve encore la joueuse que tu es ?

Bien sur j’aimerais encore étoffer ce palmarès. Mais surtout, je veux continuer de prendre plaisir à jouer. 

 

6-     Certaines jeunes féminines te prennent pour exemple dans le département, que pourrais- tu leur donner comme outils afin de se hisser à ton niveau ?

Je suis très touchée d’apprendre ça.  J’espère que ces jeunes féminines vont vite me dépasser et faire progresser encore le sport boule français.

Comme toute pratique sportive, je pense qu’il faut du sérieux et de la persévérance. Ma réussite sportive je la dois à mes efforts mais aussi aux conseils et au soutien des personnes qui m’ont entrainé ou qui ont joué à mes côtés.

 

 

7-     En 3 mots, comment te décrire dans la pratique bouliste ?

Ce n’est pas à moi de répondre à cette question… il faut demander à mes partenaires et mes adversaires !!

 

 

8-      A propos, à quoi ressemble Cécile dans la vie de tous les jours ?

Je suis la même que sur un jeu de boules je pense. Sinon j’ai une vie bien remplie entre le sport, mon métier de professeur d’arts plastiques en collège et ma vie de famille. D’ailleurs, je n’ai pas encore parlé de mon mari, Florian Alonzi que j’ai rencontré grâce aux boules. Il m’a appris à me dépasser sur un jeu et il me soutient beaucoup. Dans la vie, il m’apporte un équilibre et beaucoup de bonheur chaque jour.

 

 

9-     Ton plus beau souvenir bouliste ?

J’ai beaucoup de bons souvenirs… mais  s’il faut en choisir un, je dirais mon titre individuel à Martigues car j’ai réalisé un rêve de petite fille.

 

 

10-                       Le plus triste ?

Je pense à mes amis boulistes qui ont disparus, notamment à Sophie Cottier avec laquelle j’ai joué à Pastics Vallée,  et  à  Pierrot Ferry qui s’est occupé des féminines pendant plusieurs années.